Un loisir comme un autre !

Détresse


 

Vers tes bras, tes douces caresses,
A vive allure je m’empresse.
Enormément tu m’intéresses,
Et veux te couvrir de tendresse.

Transporté d’allégresse,
Pris d’une bizarre ivresse,
Je joue avec adresse
Pour que notre amour progresse.

A présent, de hautes murailles se dressent.
Malgré cela je me lance sans faiblesse,
A l’assaut de cette imprenable forteresse,
Pour que tu me happes d’un coup comme une ogresse.

Mais par fierté tu te redresses.
Sous de trompeuses allures de pauvresse
Tu reste une digne prêtresse.
Ne te prends donc pas pour une pécheresse !

Ne te comporte en traîtresse !
Pourquoi ces arguties que tu tresses ?
Tes regards de colère m’agressent,
Tes furieux courroux me stressent.

Tu bondis comme une tigresse
Et tu te lances vive vengeresse.
Tu es vraiment une bougresse !
Mais quelles sont ces lois que je transgresse ?

Mais je lis dans tes yeux toute la détresse.
Mille pardons pour ces bêtes maladresses.
T’aborder fut une véritable prouesse.
Le temps passe, le temps presse, le temps m’oppresse.

Et je me désintéresse,
Mon cœur tombe en sécheresse.
Tu ne seras ma princesse !
Quelle indicible tristesse !