Un loisir comme un autre !

Rencontre


 

Maintenant que j’ai admis
Mes sentiments pour Toi,
Ça résonne comme un cri
Au plus profond de moi.

Avec impatience j’attends
L’une de nos brèves rencontres,
Qui chaque fois me voit renaître
Et ravive la flamme,
Qui j’en suis certain à présent
Jamais ne s’éteindra.

Que la souffrance est profonde
De ne pouvoir savourer
Autant qu’il se devrait,
Cet Amour délicieux
Qui toujours survivra,
Même aux temps si mauvais.

Dans ce monde curieux
Fait de règles pudibondes,
Qui aime doit se cacher,
Souffrir et endurer.
Et surtout doit se taire
Pour ne pas rider
Les harmonieux sourires
Qui barrent les masques.
Pour qu’au drame, ils ne brament.

Mais voyez donc ce qu’il y a
Derrière ces masques.
Que de tristesse, que de jalousie.
Pourquoi cette absence de poésie ?

Pour les Amours impossibles
Nul besoin de se farder
La tristesse est innée.

Mais enfin la rencontre arrive.
Moment si inoubliable
De partage, de communion.
Moment de liberté
Que personne ne peut
Nous reprocher.

Nous reprocher ces réunions ?
Nous reprocher,
De nous apprécier ?
Nous reprocher de vouloir profiter
De ces petits instants d’Eternité ?
Que ces moments sont doux,

Délicieux, chaleureux !

Et puis c’est tant mieux si cela
Fait des jaloux.
S’ils sont jaloux,
C’est qu’ils ne peuvent comprendre,
C’est qu’ils n’ont jamais ressenti
Ce que profondément j’éprouve.
Ou cela est oublié !

Qu’ils soient heureux
Plutôt qu’envieux,
Ils n’ont pas à souffrir ce que je souffre.
Si abyssale profondeur du gouffre.

Heureux soient les imbéciles
Ils n’auront à se morfondre.

Mais s’ils sont si jaloux,
C’est peut-être et sans doute aussi
Qu’il est beaucoup plus facile
D’aimer, que d’être aimé.