Un loisir comme un autre !

Ces Âmes


 

Aux âmes déjà unies,
Les délices fortuits,
Sont bien sûr interdits.
Mais jamais, quoiqu’il est dit,
Aimer quoique l’on fit,
Ne sera interdit.

Qui peut d’ailleurs avoir la prétention d’interdire d’aimer ?
Seules les âmes pures peuvent pertinemment en juger.
Et après tout, peu importe la chair,
Les sentiments n’en seront que plus chers,
Les émotions parcourent toutes les fibres
Et font que les esprits se sentent forts,… libres.

Mais au fait !… Choisit-on d’aimer ?
On peut aimer un peu, beaucoup,
A la folie, ou pas du tout,
Mais on ne choisit pas d’aimer…

Un Ange apparaît dans un coin,
Et plus vite qu’on ne le pense,
Le cœur qui se croyait bien plein
Se découvre un espace immense …

L’Amour est-il condamnable ?
Seuls les actes sont blâmables.
Résister pour ne jamais trahir,
Supporter, ne jamais défaillir.

Mais pourquoi ne pas se réconforter ?
Pourquoi donc ne pas librement parler ?
A peu près tout peut être partagé.
L’Amour dans toute son immensité,
La Tendresse en son infinitude,
Mais pas la chair et ses turpitudes.

L’esprit ne doit pas être embrumé.
L’essentiel doit être préservé.
Heureusement, rien n’est plus fort,
Que cet Amour sincère et fort.

Il faut savoir assumer,
Il faut savoir s’assumer.
Ne pas refouler ses sentiments,
Tout accepter intégralement.

La frustration n’est surtout pas une fin.
Tout doit contribuer à rester serein.
Les chemins se sont ainsi croisés,
Pourquoi ne pas s’en féliciter ?

Et même si les relations ne sont pas physiques,
Et même si elles ne semblent qu’asymptotiques,
Nous ne pouvons ni ne devons rien remettre à plus tard,
Profitons intensément de l’Être inestimable,

Car il arrive toujours un jour où il est trop tard
Et ce jour là, ce qui apparaît irremplaçable,
C’est l’Autre…
Oui, l’Autre.